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Né(e)s par autrui

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La Gestation Pour Autrui (ou GPA), à l’opposé des autres Procréations Médicalement Assistées (PMA), consiste à implanter une grossesse – le plus souvent obtenue par fécondation in vitro – dans l’utérus d’une femme qui portera la grossesse et laissera l’enfant au couple commanditaire, dit « parents d’intention ».
En France, la GPA est interdite. Elle est autorisée dans plusieurs pays qui ont adopté toute un gamme de législations possibles : Ainsi les Pays-Bas où un encadrement strict qui proscrit et condamne les intermédiaires et pose les règles d’une procédure éthique ; ou l’Inde qui vient de se doter de restrictions bienvenues ; mais beaucoup d’autres où la loi du marché joue à plein, au détriment des porteuses.
La procédure coûte une dizaine de milliers d’euros. Dont la porteuse touchera une partie.
Le Planning Familial s’y oppose, au nom de l’intégrité du corps de la femme dont elles sont, dans la plupart des cas, dépossédé.
Et s’oppose au détournement du slogan « mon corps m’appartient » qui, dans les années 70, permettait à la femme de se libérer des diktats sociaux ou religieux (par exemple par la contraception) ; mais qui est ici détourné car on disposerait de son corps, non pour le libérer mais pour le vendre.

Si quelques arguments en faveur de la GPA existent, à condition d’un bon encadrement juridique, les arguments contre sont majoritaires, ce dont nous avons débattu :
on pourrait effectivement vouloir soutenir médicalement une femme dépourvue d’utérus ou dont une maladie empêche de porter une grossesse ; l’aider à élever un enfant issu de ses propres gènes ; surtout si la mère porteuse n’agit que par altruisme. D’autant plus qu’en France les délais pour adopter dépassent souvent cinq ans.
Mais cela ne justifie pas les nombreuse dérives, largement majoritaires, avec les rétributions excessives des intermédiaires, la motivation essentiellement lucratives des porteuses, qui se font instrumentaliser, devenant réifiées, dépendantes ou assujetties. Tout en supportant les possibles complications de la grossesse, voire devant garder l’enfant dont le couple ne voudrait plus, par exemple en cas de malformation.
Le sort de l’enfant est complexe, tant sur le plan juridique que psychologique.

Nous avons résumé le film Naître père dans Tu t'es vu quand tabou ?, qui raconte de façon idyllique la démarche d’un couple d’homos parisiens, faisant porter leurs jumeaux par une Américaine déjà mère de triplées. Et aussi la série La servante écarlate (The Handmaid's Tale) relatant l’esclavage, dans une proche société autoritaire mais inféconde, de femmes fertiles et dédiées à la reproduction.

Fautes de chanson sur la GPA, nous avons écouté chanter sur les bébés, du plus doux (Le bébé d’Aldebert) au plus trash (Les enfants faut les brûler de Didier super) en passant par La berceuse de Bénabar.

 

Commentaires

Si tu es animateur, tu peux t'identifier pour éviter d'avoir à remplir tout ça.


(ne sera pas publié)


Sur RADIOM.fr, on en a un peu marre des commentaires qui te vendent des pilules pour les messieurs complexés par leur masculinité. Alors on met des vérifications un peu nulles, mais au moins, personne n'essaye de nous vendre des trucs tout pourris. Alors désolé, mais il faut que tu remplisses ça :

Pour vérifier que tu es bien humain(e), réponds à cette simple question : combien font zéro fois treize ? Évidemment, tu as le droit à la calculatrice.
Inscris la réponse ici :

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Laurent


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